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Mar 17

Municipales 2014 : l’éthique n’a pas besoin de mots. Elle a besoin d’actes. – Denis Bonzy

Demain à 13 heures 30, au Tribunal Correctionnel de Grenoble s’ouvrira un premier volet du contentieux Alpexpo. Dans toutes les hypothèses, cette étape sera très instructive.

Avec le respect du contradictoire, elle devrait porter à la connaissance de chacun pour la première fois des faits comme seule la procédure judiciaire le permet dans de telles circonstances.

Elle peut aussi être instructive par ce qu’elle pourrait ne pas indiquer dans la réalité d’une chaîne des responsabilités.

Pour l’instant, j’observe les commentaires et n’y participe pas. La Justice doit être rendue à l’abri des rumeurs comme à l’abri des clameurs dans la seule réalité matérielle des faits avec la qualification juridique qui doit en résulter.

En revanche,

dans le climat de plus en plus délétère qui s’est installé dans l’agglomération grenobloise depuis de nombreux mois déjà, ce n’est pas de mots dont l’éthique a besoin mais d’actes.

Hier, samedi 9 mars 2013, à 17 heures 04, j’ai adressé un mail au Réseau Citoyen de Grenoble pour qu’ensemble, avec le Club 20, nous travaillons sur des actes et non pas sur la bataille de mots.

En effet, la question de l’éthique est très importante pour nous. Si un réseau citoyen supplémentaire se forme à Grenoble en indiquant qu’il veut changer la pratique municipale en excluant toute alliance avec la municipalité sortante et avec la droite, cela signifie qu’il a prévu d’autres alliances. Lesquelles ?
Dans ce cas, il faut avoir la loyauté de le dire.

S’agissant des condamnations et des affaires, notre doctrine concerne le respect strict et intransigeant de la loi, toute la loi. Bien davantage, face à l’absence inexplicable de certaines dispositions légales mais aussi face à l’absence des usages locaux qui pouvaient sans difficulté pallier des insuffisances légales dans de nombreux domaines, nous allons édicter des règles supplémentaires avec la charte éthique que nous présenterons publiquement cette semaine.

Ainsi, s’agissant des candidats et des alliances, il nous semble que l’exigence minimale doit être que les partis et leurs candidats dans notre géographie, l’Isère, ne soient pas redevables aux contribuables du fait de condamnations qui n’auraient pas été purgées.

Nous proposons que ce contrôle notamment sur ce point s’effectue ensemble. Nous pourrions dénoncer ensemble les formations et leurs élus qui se trouveraient dans cette situation et édicter comme règle de refuser de travailler avec ceux qui la tolèrent.

C’est un point parmi beaucoup d’autres de nos propositions.

L’éthique ne se nourrit pas de mots. Bien au contraire, les mots la vident trop souvent de son sens.Elle se nourrit de solutions.

Elle ne se nourrit pas de vengeances permanentes sur un passé qui doit être dépassé pour faire vivre l’égalité, la transparence, la justice dans le temps.

Il est temps de passer aux actes.

Soyons les plus nombreux possibles et j’espère que le Réseau Citoyen « la ville pour tous » se joindra à nous dans cette démarche.

Denis Bonzy

 

Municipales 2014 : l’éthique n’a pas besoin de mots. Elle a besoin d’actes. – Denis Bonzy.

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