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Bruno North: « Le CNIP a une ligne libérale, conservatrice, nationale »

En janvier, il est devenu le nouveau président du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), le plus ancien parti français de droite, celui de René Coty, d’Antoine Pinay et Giscard un temps, en rassemblant 91 % des voix. Bruno North, 52 ans, est venu en ce début de semaine assister à l’assemblée annuelle de la fédération des Alpes-Maritimes, l’une des plus actives du territoire, présidée par James Rolland. L’occasion d’évoquer un rapprochement sensible avec Les Républicains, alors que l’ancien président du CNIP 06, Daniel Philippot, avait à titre personnel rejoint la liste de Marion Maréchal-Le Pen aux dernières régionales.

Votre ligne semble plus à droite que celle de votre prédécesseur, Gilles Bourdouleix… Il avait été élu sur une ligne de centre droit. Je suis sur une ligne à droite, mais pas de droite extrême. Nous allons avoir le  juin le conseil national du CNIP, qui ne s’était plus tenu depuis une dizaine d’années et il va consacrer la ligne du mouvement qui est celle qui ne devrait pas avoir changé depuis la date de sa création en . Je la résume : libérale, conservatrice, nationale mais pas nationaliste et donc pro-européenne Bruno North (à droite), président national du CNIP, ici en compagnie de James Rolland, responsable azuréen du parti. (Photo T. P.)

 

parce que les fondateurs du CNI ont été les artisans de la construction européenne. Ceci étant, nous ne défendons pas l’Europe d’aujourd’hui, qui fait fi des peuples et des Etats. On veut réinventer une Europe respectueuse des Etats-nations et des populations.

Comment vous inscrivezvous dans le débat actuel de recomposition des droites et par rapport au Front national ? Quand on discute avec une femme une fois, ce n’est pas pour autant qu’on va se marier avec elle. Nous pouvons discuter avec les uns et les autres. L’ennemi politique, entre guillemets, c’est la gauche. L’adversaire, c’est le Front national. Forcément, si le FN est

élevé, cela veut dire que les forces conservatrices traditionnelles le sont moins. Ma vocation est que la droite conservatrice soit la plus forte possible. Ce faisant, le Front national sera mécaniquement moins haut.

Quelle sera la stratégie du CNIP pour la présidentielle? J’ai été auditionné le  mai par le bureau politique des Républicains, qui a voté en faveur de la participation du CNIP à la primaire (à titre indépendant, sans parrainages, comme pour le Parti chrétien-démocrate, ndlr). Nous pourrons donc présenter un candidat ou prendre une autre position. Cela sera décidé par nos adhérents le  juin.

Votre préférence ? J’en fais une question idéologique. Ce qui nous importe, c’est que nos valeurs soient reprises. Notre but n’est pas d’ajouter à la confusion, ni de viser tel ou tel strapontin ministériel.

Un candidat à la primaire incarne-t-il mieux que d’autres vos valeurs ? Celui qui misera le plus sur la restauration de l’autorité de l’Etat, sur la fin des  h, sur le recentrage de l’Etat sur ses fonctions régaliennes. On n’a plus d’argent, il faut se recentrer sur ce dont nos citoyens ont le plus besoin, la sécurité, l’instruction publique. En clair, l’Etat ne doit plus intervenir dans le domaine concurrentiel ni là où l’initiative privée ferait mieux. En outre, pour le CNIP, tout ce qui touche à la reconquête des territoires et à la ruralité est bien sûr primordial. La révolution passera par les élus locaux. Nous sommes, enfin, sensibles à la question de la famille et favorables à l’abrogation de la loi Taubira sur le mariage pour tous, qui est une escroquerie intellectuelle et morale. Nicolas Sarkozy sera en tout cas présent à notre conseil national le  juin, ce qui coupe court à toute velléité de rapprochement avec le Front national.

PROPOS RECUEILLIS PAR THIERRY PRUDHON Airbus a enregistré  commandes nettes du er janvier au  mai dont  appareils de la famille A et six pour son long courrier A XWB au mois de mai, a annoncé, hier, l’avionneur européen.. Des crânes fracassés, des bras amputés, des jambes cassées, des archéologues ont découvert les vestiges d’un massacre vieux de plus de   ans, sur le chantier d’une fouille à Achenheim (Bas-Rhin) en Alsace.

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