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Mar 04

Les politiques croient-ils encore que les électeurs les prennent au sérieux | Developpement d’affaires – Pierre André Fontaine

Les élections italiennes ont été marquées à la fois par le retour en force de Silvio Berlusconi et le succès de Beppe Grillo considéré comme le Coluche italien. En une du magazine « The Economist » cette semaine, les photos des deux trouble-fêtes avec ce titre provocateur : « Faites entrer les clowns ! »

En une  du magazine "The Economist" cette semaine ont été publiées les photos de Beppe Grillo et Silvio Berlusconi avec ce titre provocateur : " Faites entrer les clowns ! "

 

 

Les résultats des élections en Italie ont été marqués par la montée des populismes : le retour en force de Silvio Berlusconi et surtout le succès de Beppe Grillo qui a obtenu environs 25% des suffrages exprimés aussi bien au Sénat qu’à la chambre des députés. En une  du magazine The Economist cette semaine, les photos de Beppe Grillo et Silvio Berlusconi avec ce titre provocateur :  » Faites entrer les clowns ! « . Cela traduit-il le discrédit des partis traditionnels et de la politique en générale ? A quoi ce discrédit est-il lié ? 

Jean-François Kahn : Le résultat de cette élection me fait penser à la petite phrase d’un président américain à propos d’un dictateur corrompu d’Amérique centrale :  » C’est un fils de pute, mais c’est notre fils de pute !  » La première leçon de ce scrutin est la remontée de Silvio Berlusconi. Cet homme piétine et bafoue toutes les valeurs et incarne la « crapulerie » absolue. Et pourtant près de 30 % des électeurs italiens ont voté pour lui. Ils ont dit : « c’est un fils de pute, mais c’est notre fils de pute !  » C’est une leçon.  Il y une fraction du vote qui est automatique. A droite comme à gauche, on vote pour le représentant de son camp quel qu’il soit.

La deuxième leçon, c’est le nouveau désastre de la gauche social-démocrate. Un échec encore plus implacable lorsqu’on considère le « niveau » de leurs adversaires : Silvio Berlusconi, une « crapule à deux pattes », un mix entre Caligula et Al Capone, et Mario Monti, un centriste sinistre qui proposait une austérité sans fin. Normalement, la gauche avait un boulevard. Le résultat est nul : la gauche arrive même derrière Berlusconi au Sénat.

Après l’échec en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Hongrie, en République Tchèque, en Pologne, en Finlande, au Chilie, au Japon et en Israël, cette nouvelle déconfiture de la social-démocratie devrait

 

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