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Oct 07

Le Conseil général de l’Isère va mettre les parents à contribution, Actualités

Par Marie-Annick Depagneux | 28/08 | 07:00

Le département, qui avait mis en oeuvre la gratuité des bus scolaires en 2001, a restauré une contribution financière des familles à partir de la rentrée prochaine.

Marche arrière toute pour le Conseil général de l’Isère. Le département, qui, présidé par le socialiste André Vallini, avait instauré en 2001, comme promis lors de son élection, la gratuité des transports scolaires, a décidé d’y renoncer. Dès la prochaine rentrée de septembre, les parents devront ainsi mettre la main à leur portefeuille, question de faire cesser un certain gâchis.

De fait, il s’avérait que 5.000 cartes d’enfant demandées (sur 45.000) n’étaient jamais retirées, sachant qu’en moyenne un enfant transporté sur le réseau départemental Transisère coûte 1.500 euros, supportés par le contribuable et que le budget annuel consacré au poste transports scolaires se chiffre à 80 millions d’euros. Or « 5.000 cartes pour rien, c’est 100 bus déployés pour rien », avait argumenté Didier Rambaud, vice-président aux transports en présentant la première fois ce dossier, en juin 2011.

La collectivité s’est donné du temps pour préparer cette réforme, qui va au-delà de la fin de la gratuité. Les nouvelles recettes ainsi dégagées serviront notamment à améliorer l’offre de transport et la mobilité. Les jeunes titulaires d’un abonnement scolaire vont maintenant pouvoir se déplacer sans réserve, tous les jours y compris pendant les vacances. Précédemment, le laissez-passer s’appliquait à un seul aller-retour quotidien sur une ligne donnée (domicile-école).

Ce retour au transport payant a fait réagir l’opposition départementale, et en particulier l’UMP, tandis que le groupe Europe Ecologie Les Verts s’est, lui, abstenu lors du vote définitif en février dernier. Dans les rangs des fédérations de parents d’élèves, qui elles aussi se sont mobilisées, la PEEP (Parents d’élèves de l’enseignement public) s’est, in fine, félicitée d’avoir été entendue en obtenant un ajustement des tarifs par rapport aux quotients familiaux (4 tranches) et une baisse globale pour tous. Concrètement, la contribution parentale par enfant sera égale à 5 % du coût réel du service et elle oscillera, entre 2,5 et 16,20 euros par mois, selon un calcul tenant compte des revenus et du lieu d’habitation.

Marie-Annick Dépagneux, Les Echos
CORRESPONDANTE À LYON

Écrit par Marie-Annick DEPAGNEUX
Journaliste

 

 

 

 

 

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