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L’indépendance au sein de la majorité présidentielle …

L’indépendance au sein de la majorité présidentielle

Le Centre National des Indépendants et Paysans (CNI) représenté au sein des trois instances de la République à savoir l’Assemblée Nationale, le Sénat et le Conseil Economique et Social, a repris son entière indépendance par un vote exprimé à l’unanimité lors de son Conseil National du 7 juin, qui s’est tenu à Paris.

Contrairement aux autres mouvements dissous au sein de l’UMP, le CNI, lors de son association, n’a jamais renoncé à son Indépendance (comme peuvent en témoigner les Journaux Officiels de 2002 à 2007.)

Le CNI ne regrette en rien le contrat d’association signé entre Alain Juppé et Annick du Roscoät. Une collaboration fructueuse, amicale, un échange d’idées furent la règle sous la présidence du fondateur de l’UMP, sous l’œil bienveillant du Président, Jacques Chirac. Cependant, les choses ont progressivement changé, les échanges se sont taris, la diversité n’étant plus de mise.
Afin de contribuer au succès de la droite lors de l’élection présidentielle, le CNI a choisi de se faire discret sur ce manque de coopération.

Le CNI a participé activement à la campagne et s’est réjoui du succès remporté par Nicolas Sarkozy sur la base d’un programme clair, approuvé par le mouvement. L’espoir renaissait !

Allié objectif et vigilant, le CNI a crié « casse-cou », alerté par courrier, comme il le faisait sous le mandat présidentiel précédent, les différents ministres et la Présidence de la République, lorsqu’il ressentait les tensions provoquées par des décisions contraires aux attentes.
Hélas, cette fois-ci les mises en garde sont restées sans réponse. Ce qui devait arriver, arriva, les lourds échecs subis une fois de plus aux élections cantonales et municipales sont le signe d’un manque d’écoute et d’une dérive qui ne plait pas à l’électorat naturel de droite qui se lasse de plus en plus, se détourne en se réfugiant dans l’abstention. Nous avons prévenu, en vain.

Comme nous l’écrivions dans un précédent document : Il ne fallait pas retrouver les démons qui ont prévalu à nos échecs :

  1. Dérive de la ligne des promesses faites et se couper de notre électorat : élargissement des frontières européennes au delà de l’Europe continent….
  2. Caresser « dans le sens du poil » un électorat de gauche qui ne votera jamais à droite : ouverture à répétition, y compris lors des élections municipales, droit de vote des étrangers, homoparentalité, maintien de l’ISF…

Le CNI n’a jamais été et ne sera jamais un parti politique « courtisan ».
Il défend pied à pied les valeurs qui sont à l’origine de sa création : la Famille, la liberté d’entreprendre, le moins d’Etat pour mieux d’Etat, la laïcité, les valeurs de la république…
Ce sont les raisons pour lesquelles nous sortons de notre mutisme volontaire. Nos idées ne sont ni entendues, ni respectées contrairement aux promesses faites et compte tenu de l’absence de dialogue du fait de la direction nationale, en particulier avec Patrick Devedjian, nous reprenons toute notre Indépendance d’expression publique pour le bien de la Majorité Présidentielle que nous avons contribué à asseoir.

Le CNI reste un partenaire de l’UMP mais ne sera plus un membre associé.

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