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Le CNI : Qu’est-ce qu’être un « Indépendant » aujourd’hui ?

Qu’est-ce qu’être un « Indépendant » aujourd’hui ?

Les Indépendants sont la plus ancienne composante de la droite française actuelle. Non seulement parce que le CNI, fondé en 1949 est le plus vieux parti français après le Parti Radical, mais parce qu’il est l’héritier de ce que l’on appelait sous la Troisième République le parti des « notables » (terme consacré par l’historien Daniel Halévy), puis des « modérés » (brocardés par Abel Bonnard). Depuis la dissolution des giscardiens et madeliniens dans l’UMP, le CNI est le seul parti à assumer l’héritage libéral-conservateur.

Le CNI est un parti libéral en ce qu’il a toujours dénoncé l’étatisme, qu’il est profondément décentralisateur et fédéraliste. L’État doit se limiter à ses fonctions régaliennes et ne pas empiéter sur les libertés individuelles ou collectives. À ce titre nous réclamons, par exemple, un meilleur contrôle de la dépense publique et la suppression de l’ISF. Nous sommes conservateurs en ce que nous entendons défendre les mœurs et les habitudes qui ont forgé la civilisation française et européenne, héritière d’Athènes, Rome et Jérusalem. Pour autant, nous ne sommes pas « occidentalistes » et nous nous sommes donc récemment opposés au retour de la France dans l’OTAN.

Pourquoi avoir repris votre indépendance vis-à-vis de l’UMP en 2008 ?

C’est très simple. Le CNI a appelé à voter Nicolas Sarkozy dès le premier tour en 2007. La raison en est qu’il proposait un programme de droite. Or, nos électeurs n’ont pas compris l’ouverture à gauche et la gouvernance au centre qui est de mise depuis deux ans. Nous avons toujours joué la carte de l’union de la droite et nous continuerons.

Nous ne sommes évidemment pas là pour faire passer la gauche. Mais, de fait, lorsque nous avons des divergences intellectuelles et politiques avec la ligne de l’UMP, il est de notre devoir de le faire savoir en toute indépendance. Le Nouveau Centre procède de même à l’autre aile de la majorité. Si nous étions restés parti associé de l’UMP, le CNI risquait de n’être plus qu’un réseau d’élus conservateurs. Nous ferons donc entendre notre voix dans la presse et au premier tour des élections aussi souvent que nous le jugerons nécessaire, ce qui n’exclut nullement des accords ponctuels avec l’UMP. La majorité présidentielle a tout à gagner à accepter un certain pluralisme et de véritables débats d’idées à droite.

Quels sont les grands thèmes que vous défendrez lors des élections régionales ?

Nous ne manquons pas d’idées et de propositions concernant la décentralisation, les libertés économiques, le développement de l’apprentissage… Autant de questions qui seront au menu des prochaines régionales où le CNI entend bien faire entendre sa voix, seul ou en s’alliant avec d’autres partis de la droite et du centre. Notre pays n’a jamais su entamer une véritable réflexion sur la ruralité : une notion qui dépasse de loin la seule problématique agricole, et qui touche des sujets aussi cruciaux que la démographie médicale, la réorganisation des services publics ou l’accès aux nouvelles technologies. Si on n’agit pas rapidement dans ses domaines, nous allons nous retrouver dans des situations insolubles et un retour du « désert français ». Personnellement implanté à Rouen, j’aurai à cœur de défendre la résolution d’une aberration du découpage administratif : la séparation de la Normandie en deux régions, sur laquelle les socialistes ne veulent pas revenir pour des raisons essentiellement politiciennes.

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