↑ Revenir à Le CNIP

Le CNI – Cinquante cinq ans d’action au service des Français

Plus ancien des partis de la droite française, le Centre National des Indépendants et Paysans (CNI) a été créé le 6 janvier 1949. Il succède au Centre national des indépendants après l’absorption du Parti Paysan de Paul Antier en 1951.

Le CNI est aujourd’hui présidé par Gilles BOURDOULEIX, Député-Maire de Cholet.
gb_017_-2
René Coty, ancien Président de la République, Roger Duchet, Ancien Ministre, Antoine Pinay, ancien Président du Conseil, Paul Reynaud, Joseph Laniel furent les quelqu’unes des personnalités qui ont marqué l’histoire du CNI.

********

Roger Duchet, Ancien Ministre, Maire de Beaune, Conseiller Général et Sénateur, constatant et déplorant la division des forces de droite, (considérée sous la 4ème république, comme un phénomène regrettable mais inévitable) eut le mérite de comprendre qu’il était indispensable pour les hommes de droite de s’organiser en une seule formation, indépendante de tout parti politique.

Deux hommes politiques chevronnés, entourés d’un respect unanime, René Coty et Jean Boivin-Champeau, saisirent aussitôt la valeur de l’idée lancée par le Sénateur-maire de Beaune.
C’est ainsi, qu’après la création pendant l’été 1948 de plusieurs centres départementaux, fut fondé le 6 janvier 1949, sous cette triple signature : le Centre National des Indépendants.

Après de nombreuses difficultés et à travers mille embûches, grâce à l’appui que lui accordèrent des hommes les plus respectés, au premier rang desquels Antoine Pinay, les candidats du CNI obtinrent 21% des voix aux cantonales de 1951, réussissant à s’imposer comme la seule formation politique modérée susceptible de tenir tête aux grands partis traditionnels.

Après plusieurs mois de négociations délicates, le Parti Paysan de Paul Antier fusionna avec les Indépendants, le CNI devenait CNIP (Centre National des Indépendants et Paysans).

Les Indépendants et les débuts de la Ve République

Lors de la crise survenue à Alger en Mai 1958, Antoine Pinay, accompagné d’Henri Yrissou, se rendit auprès du Général de Gaulle à Colombey. Ce dernier leur tient un discours qui amena les Indépendants, défenseurs convaincus du maintien de l’Algérie dans la France et partisans d’une nouvelle Constitution, à soutenir l’arrivée au pouvoir du Général le mois suivant et à approuver en septembre la Constitution de la Ve République. Les Indépendants ont favorisé le retour au pouvoir du Général de Gaulle.

Lors des élections de Novembre 1958, le CNI compta dans la première Assemblée de la Ve République 118 députés, devenant ainsi le deuxième parti de France derrière l’UNR gaulliste (209 élus) et devançant largement les démocrates-chrétiens M.R.P. (57), les socialistes (44), les radicaux (43) et les communistes (10). Au Sénat, le groupe des Indépendants devient le groupe le plus important.

Antoine Pinay, devenu Ministre des Finances (assisté de deux autres élus indépendants : Max Fléchet et Valéry Giscard d’Estaing, secrétaires d’Etat) rétablissait la confiance et la stabilité du franc.

L’évolution de la politique algérienne du Général de Gaulle dans un sens opposé à celui qui avait été annoncé, puis la révocation d’Antoine Pinay en janvier 1960, s’ajoutant à des désaccords sur le plan européen et constitutionnel, amenèrent la majorité des Indépendants – demeurés fidèles au programme sur lequel ils avaient été élus – à s’opposer au gouvernement et à voter la censure.

Lors de la dissolution de l’automne 1962, une trentaine d’élus CNI conduits par Valéry Giscard d’Estaing, Raymond Marcellin et Raymond Mondon, provoquèrent une scission qui aboutit à la création des Républicains Indépendants (futur Parti Républicain).

Les élections du 30 novembre 1962 constituèrent une grave défaite pour le CNI, opposé à la réforme constitutionnelle. Seuls une dizaine de députés sortants Indépendants furent réélus.

Elu Président du CNIP en 1961, en remplacement de Roger Duchet, Camille Laurens devient secrétaire général du CNIP jusqu’à sa mort en 1979. Il appuiera la candidature de Jean Lecanuet en 1965, puis celle d’Alain Poher en 1969 au premier tour, laissant à ses amis la liberté de vote au second tour en raison du soutien des socialistes au président du Sénat. En 1974, il préserve l’autonomie du CNIP après les élections présidentielles, lors de la tentative de constitution d’une confédération entre les républicains indépendants « giscardiens » et le CNIP.

Bertrand Motte, ancien député, lui succéda à la présidence du CNI, sans rien renier du programme et des valeurs auxquels il était attaché.

caa7801418001

Antoine Pinay et Bertrand Motte – 1978
www.ina.fr
Partisan d’une union de la droite, le CNI décida de soutenir Jacques Chirac lors de ses différentes candidatures à la Présidence de la République.

Successivement, Jacques Féron, élu député de Paris dès 1956 et maire du 19ème arrondissement de Paris en 1983, puis Yvon Briant député européen, présidèrent le mouvement jusqu’en août 1992, date à laquelle Yvon Briant qui avait donné une nouvelle image au CNI, trouva une mort tragique dans un accident d’avion.

Son secrétaire général, Jean-Antoine Giansily, conseiller de Paris fut élu Président du CNI en septembre 1992. Il devient député européen. Après deux mandats, il est remplacé en octobre 1996 par Olivier d’Ormesson, Conseiller général du Val de Marne et Maire d’Ormesson depuis 1947.

Le CNIP et le Mouvement pour la France (MPF) s’associent en 1997 et fondent La Droite Indépendante (LDI) pour les élections législatives prévues en 1998. Suite à la dissolution en 1997, des élections législatives anticipées sont organisées. Le CNIP n’est plus représenté à l’Assemblée Nationale.

En 1998, une élection anticipée met en place une jeune équipe avec à sa tête Jean Perrin, Président. Annick du Roscoät est élue Secrétaire Générale. Un an plus tard, un nouveau tandem est élu avec Gérard Bourgoin (maire de Chailley et conseiller général de l’Yonne) Président et Annick du Roscoät, (conseiller municipal de Nantes, conseiller général de la Loire-Atlantique et Conseiller Régional des Pays de la Loire) Secrétaire Général. En proie à des difficultés industrielles et financières à la fin des années 1990, Gérard Bourgoin démissionne de son mandat de président.

Un nouvel élan

Le 8 avril 2000, Annick du ROSCOAT est élue Présidente du CNI.

Elle fait adopter en novembre 2000 une charte qui définit le CNI dans la famille de la droite républicaine. Elle renoue le dialogue avec les autres formations de la droite républicaine. Elle sera membre fondateur de l’UEM, qui deviendra l’UMP en 2002. Le CNI soutiendra la candidature de Jacques Chirac dès le premier tour. Le CNI et l’UMP ratifieront un protocole d’association, faisant du CNI un mouvement associé de l’UMP.

En 2003, Annick du ROSCOAT est réélue à la Présidence du CNI pour un nouveau mandat de trois ans. Son objectif : offrir un espace politique qui peut se définir ainsi « Indépendance et Fidélité dans l’Union ».

Le retour du CNI au Parlement

L’année 2005 marquera le retour du CNI au Parlement par l’adhésion de Philippe Dominati, sénateur de Paris, Jérôme RIVIERE, Député des Alpes-Maritimes, et Edouard LEVEAU, député-maire de Dieppe. « Le CNI sait faire entendre sa voix et sa différence. » Christian VANNESTE, Député du Nord et Gilles BOURDOULEIX, Député de Maine et Loire et Maire de Cholet rejoignirent Edouard LEVEAU et Jérôme RIVIERE en 2006.

En octobre 2009, elle organise sa succession en prônant l’élection de Gilles BOURDOULEIX, Député, Maire de Cholet à la Présidence du CNI.

Share