«

»

Fév 26

L’UDI en Isère : c’est pas gagné d’avance ! Grenoble

 Des tensions sont apparues entre le “patron” du Nouveau Centre en Isère Christian Coigné et celui du Parti Radical 38 François Gilabert. Photos DL/Archives

Tout a commencé dimanche soir après le grand rendez-vous de la Mutualité à Paris.

Un premier texto nous prévient, photo un peu floue à l’appui, de la présence du secrétaire départemental du Parti républicain au côté de Jean-Louis Borloo. François Gilabert se félicite alors de cette « journée historique » qui a vu la naissance de l’UDI ou Union des démocrates et indépendants.

Peu après, le président du Nouveau Centre 38 (parti également présent dans la nouvelle union), Christian Coigné, nous confirme lui aussi sa présence à Paris. Et il nous annonce qu’il vient d’être nommé coordinateur de l’UDI en Isère, afin d’installer le bureau politique avant les élections du printemps prochain. Plus tard, il appuiera cette information en la publiant sur son blog…

C’est là que les tensions ont commencé et pris de l’ampleur dans les jours qui ont suivi. « M. Christian Coigné s’est autoproclamé coordinateur de l’UDI Isère »

Dans un communiqué bien senti, M. Gilabert a lancé : « Je ne sais par quelle alchimie M. Christian Coigné s’est autoproclamé coordinateur de l’UDI Isère. Membre fondateur de l’UDI, membre de droit du Conseil National et des instances départementales de l’UDI et, très accessoirement, membre du Bureau National de Jean-Louis Borloo, je n’ai pas été informé de cette nomination. Qui plus est cette dernière m’a été infirmée par nos instances nationales. »

Que s’est-il passé alors ?

Joint au téléphone, M. Coigné a à son tour déclaré : « Je ne suis pas aussi proche de Borloo que peut l’être François Gilabert, mais j’ai bien été nommé coordinateur… Reste que, devant certaines réactions, je viens d’appeler Paris pour qu’ils prennent les choses en main et clarifient au plus vite la situation en Isère. Je ne lancerai pas la fédération iséroise tant que le calme ne sera pas revenu. » « Le problème avec François Gilabert… »

Et par « clarifier la situation », celui qui est aussi maire de Sassenage entend : « Le problème avec François Gilabert, c’est qu’il siège aujourd’hui dans un exécutif de gauche (NDLR : à Seyssins) et que les règles de l’UDI ne le permettent pas. Le “ni à gauche ni à droite” a déjà planté le MoDem, on ne va pas recommencer avec l’UDI. Notre parti est et sera de centre-droit. »

« N’importe quoi ! », réagit François Gilabert quand nous l’interrogeons sur ce point précis. « L’UDI sera un bloc centriste, et le centre-droit est une invention et une conception datée, appartenant au siècle passé. Dans l’UDI, il y a le mot et le principe d’indépendance. Dire centre-droit, c’est accepter de se coucher devant l’UMP qui nous a tant faits de misères par le passé. L’UMP n’est pas l’allié des centristes, comme veut le croire Christian Coigné. »

Le problème entre le PR et le NC de l’Isère, ne serait donc pas qu’un souci de gouvernance ? « Non, dit M. Gilabert, car je ne vise même pas le poste de coordinateur. Même si je pense qu’il serait logique qu’il revienne à une élue du PR… »

Bon, du coup, ça ne paraît pas gagné d’avance cette fédération iséroise de l’UDI ? « En se mettant autour d’une table, en discutant, dit M. Gilabert, on peut toujours trouver des terrains d’entente. Nous ne sommes pas des enragés. On est des centristes, ne l’oubliez pas ! »

Ah oui, c’est vrai…

 D’autant plus … A l’UDI nous sommes surtout, avant tout, des Indépendants, démocrates, mais des Indépendants … !

Lire la suite sur : Grenoble | L’UDI en Isère : c’est pas gagné d’avance !.

Share